|
Quelques
conseils avant vos travaux
Canalisations abîmées, robinets qui gouttent ... Quand
la plomberie montre des signes de fatigue, il faut toujours faire
appel à un professionnel sérieux pour réaliser
les travaux.
Faut-il refaire ou non la plomberie
?
A première vue, la réponse n'est-pas évidente.
Surtout lorsqu'on visite un logement pour la première fois.
Pourtant, en regardant de plus près, il existe une multitude
de petits signes qui ne trompent pas sur l'état des sanitaires
et de la tuyauterie.
Par quoi faut-il commencer ?
Premièrement, mettez tous les robinets d'eau sous tension.
Vérifiez ensuite qu'il n'y ait pas de traces d'humidité
apparentes. Examinez aussi les arrivées et les évacuations
d'eau. Les canalisations sont-elles dégradées ? Les
soudures sont ¬elles douteuses ? Les colonnes d'immeubles supporteront
t’elles d'être repiquées ? Les installations
de chauffage sont-elles en bon état ? Y a fil des traces
de rouilles sur les tuyaux ? Voici quelques unes des questions auxquelles
il vous faudra répondre. Au besoin, n'hésitez pas
à demander l'avis d'un professionnel. Ce dernier pourra,
en cas de gros travaux à réaliser, vous donner des
indications sur la faisabilité du projet et sur son coût.
QUELS TRAVAUX PEUT ON REALISER ?
En théorie, la plomberie n'a presque pas de limite. On peut
envisager toutes sortes de travaux. Créer une salle d'eau,
transformer une cuisine en salle de bains, ajouter des WC... Dans
l'absolu, tout est possible. Mais dans la pratique, ce n'est pas
toujours le cas. Car il faut respecter les bons branchements. Par
exemple, il est interdit d'installer des sanitaires sur l'évacuation
des eaux usées. On ne pose pas non plus de WC sur une colonne
dont le diamètre est inférieur à 80 mm. Il
faut également garnir toutes les canalisations. C'est la
seule façon d'éviter que l'eau soit absorbée
par les murs en cas de fuite: Bref, ce sont des règles élémentaires
de plomberie qu'il faut impérativement appliquer. Ensuite,
la qualité du résultat final dépend du savoir-faire
de l'entreprise et de son sérieux. Un bon professionnel saura
vous déconseiller certaines choses. Beaucoup de clients souhaitent,
par exemple, remplacer les vieux radiateurs en fonte par des appareils
modernes. Ce qui n'est pas toujours une bonne idée. Car la
fonte possède un grand pouvoir chauffant. Un bon plombier
peut également être amener à vous déconseiller
la pose de robinets thermostatiques sur des radiateurs qui vont
être coffrés. Inversement, les clients pensent souvent
qu'il est très compliqué de créer une salle
d'eau supplémentaire. Ce qui n'est pas le cas. D'abord, parce
qu'on peut passer des tuyaux en cuivre de 25 à 50 mètres
de long sans soudure sous une chape dans le sol. Ensuite, parce
qu'il existe des bacs à douche à carreler qui s'adaptent
à toutes les configurations, même les plus biscornues.
LES EVACUATIONS D'EAU
Les appareils sanitaires ont besoin d'une arrivée et d'une
évacuation d'eau. Cette dernière se partage en trois
catégories spécifiques :
- Les eaux Usées ( EU) : Ce sont les eaux des lavabos, douches,
machines à laver...
- Les eaux de pluie ( EP) : Extérieures à la maison,
elles sont évacuées par les descentes et les gouttières
et peuvent rejoindre les eaux usées ( EU)
- Les eaux vannes ( EV) : ce sont les eaux des toilettes.
Toutes les évacuations se rejoignent ensuite en sortie de
maison ou d'immeuble vers le tout à l'égout ( si vous
êtes reliés).
LES BESOINS EN EAU
Globalement, on évalue les besoins domestiques en eau à
100 litres par habitant et par jour. Dans le détail, il faut
prévoir :
- Cuisine, boisson, toilette : 30 litres par jour et par personne.
- WC : 20 litres par jour et par personne.
- Douche : 25 litres par jour et par personne. - Bain : 120 litres
par jour et par personne.
- Lessive : 120 litres par semaine et par personne.
ROBINETS: LES NORMES
Certains robinets ont obtenu la norme NF-Robinetterie Sanitaire.
Les mitigeurs, eux répondent au classement ECAU. Chaque lettre
donne un indice de performance :
- Plus l'indice E (écoulement) est élevé, plus
le débit est grand.
- Plus l'indice C (confort) est élevé, plus la température
est stable. -Plus l'indice A (Acoustique) est élevé,
plus le mitigeur est bruyant.
- Plus l'indice U (Usure est élevé), plus l'utilisation
des pièces mobiles est fréquente.
Moquette, carrelage ou parquet ?
Choisissez un revêtement adapté à
l'usage que vous lui réservez, Et pour la pose : pas d'hésitation
! Faites appel au savoir faire d'un professionnel.
En vrac, voici quelques "trucs" à savoir pour choisir
un revêtement de sol. Gardez les en mémoire. Ils vous
seront utiles avant de démarrer les travaux.
LA MOQUETTE
Premier point à retenir: c'est la fibre qui fait la qualité
d'une moquette. Selon vos goûts et votre budget, vous opterez
pour des matières naturelles (jute, coco, sisal, soie, laine...)
ou synthétiques (polyamide, polyacrylique ou polypropylène).
Pour la pose : trois méthodes s'offrent à vous. La
pose "libre" s'utilise surtout dans les petites pièces
(20 m2) à passage limité. La pose collée pour
les surfaces importantes convient aux moquettes avec envers en mousse.
Et la pose tendue sur thibaude destinée aux moquettes tissées
en laine ou laine et polyamide. Reste enfin le choix des coloris.
Sachez que les moquettes chinées se salissent moins vite
que les unies. Et que les teintes sombres ont tendance à
rétrécir l'espace.
Les types de moquette
Bouclé : Les fils forment des boucles dont l'extrémité
est ancrée dans l'envers de la moquette. Coupé : Les
fils sont coupés et rasés afin de donner un toucher
plus doux.
Saxony : Il s'agit d'une moquette dont le velours coupé présente
un grain. Frisé : Constitué de longs fils surtordus
qui donnent l'aspect frisé. Structuré : Combinaison
de fils coupés et bouclés créant une variété
de reliefs et de motifs.
LE CARRELAGE
En matière de carrelage : ne lésinez pas sur la qualité.
Seul un revêtement de premier choix vous assurera des carreaux
de même dimension et épaisseur. Pour choisir ? Reportez-vous
au classement UPEC de votre matériau (voir encadré).
Et sachez distinguer les différentes familles de carrelage.
Première catégorie : les terres cuites. On aime leur
aspect rustique ou naturel qui se patine dans le temps. Inconvénient
: elles sont vulnérables aux tâches, au gel, à
l'eau et aux rayures. A déconseiller dans les pièces
humides et à fort passage. Vient ensuite la famille des grès
(cérame, étiré, pressé ou émaillé).
Inusables, insensibles aux substances abrasives et aux acides (sauf
fluorhydrique), ils conviennent aux pièces à fort
trafic. Quant aux marbres, ils se déclinent en dalles de
parement plus ou moins épaisses. Ils résistent à
l'eau et aux chocs. Seul point faible : un prix élevé.
Carrelage : classement UPEC .
La norme UPEC classe les carreaux de sol en fonction de leur destination.
Usure due à la marche, résistance au Poinçonnement,
comportement à l'Eau. et résistance au produit Chimique.
Ces lettres sont ensuite suivies de chiffres croissants de 0 à
4 définissant les performances minimales requises dans chaque
pièce.
LE PARQUET
Le parquet, c'est d'abord une question d'essence. Vous choisirez
le chêne pour sa longévité et sa résistance
au poinçonnement. Dans les pièces à fort passage,
rien de tels que le chêne ou les bois exotiques durs (merbeau,
iroko, wengé...). Pensez au frêne pour ses qualités
décoratives. Surtout si vous souhaitez teindre votre parquet.
Quant au pin et au bouleau, ils conviendront aux petits budgets.
Pour la pose, on distingue trois techniques. Tout d'abord, la pose
clouée. Elle permet de clouer sur une ossature en bois des
lames de 22 à 23 mm d'épaisseur. Vient ensuite la
pose collée. Destinée aux dalles et aux lames de dimensions
importantes, elle s'effectue sur un support plan, sec et préparé.
Enfin, reste la pose flottante. Elle met en oeuvre des éléments
minces posés sur une sous-couche isolante. Les lames ou panneaux
s'emboîtent les uns dans les autres grâce à un
système de rainures et de languettes collées. Pour
la finition, à vous de choisir entre le parquet verni, brossé,
huilé, patiné, cérusé ou brut. La solution
la plus simple ? Le parquet verni usine. Il présente une
excellent finition et une bonne résistance.
|